Biographie

Très jeune, j’étais passionnée par la photographie. Déjà enfant, je prenais mon Kodak à l’école pour photographier mes camarades .C’était des moments de plaisir intense.

En rentrant à la maison, je développais mes photos avec mon frère dans notre salle de bain exiguë qui faisait fonction de chambre noire ! Très souvent, les photos étaient loupées mais j’aimais l’expérience.

Il y avait aussi le cinéma avec les grands classiques, Le retour de l’enfant prodigue, Alexandrie pourquoi ? , le sixième jour de Youcef Chahine , Topaze, Fanny et la femme du boulanger de Marcel Pagnol, Le  rouge et le noir réalisé par le franco italien Claude Autant-Lara… Tous ces chef-d’œuvre, que je découvrais les jours passants m’ont appris à voir avec les yeux de l’émotion.

Pour mes vingt ans, j’ai acheté un appareil de marque YASHIKA F3 qui est devenu le prolongement de mon œil et mon compagnon de route !

Je prenais les photos pour constituer des albums de famille, d’amis, de vacances cherchant à immortaliser ces moments, à raconter mes histoires.

Puis durant des années, je me suis éloignée de la photographie, mon métier dans l’enseignement supérieur  était prenant et le reste du temps était absorbé par les nécessaires activités de l’existence, qui souvent relèguent aux oubliettes nos envies réelles.

Mais comme toute aspiration profonde finit par ressurgir, voilà qu’elle s’impose à nouveau dans ma vie, d’abord de façon ponctuelle, puis de façon plus soutenue.

Dans le courant de l’année 2016, j’entamais une formation dans l’art de la photographie auprès de maître Lamine Bensaou, ce qui m’a permis d’appréhender cette technique artistique avec un regard nouveau. Sa pédagogie et sa patience m’ont permis également de mieux composer avec les surfaces, les formes, les lignes et les valeurs que l’œil décide de découper afin que l’appareil les imprime. Depuis, j’ai participé à trois expositions internationales organisées par l’union des photographes arabes dans la photographie d’art catégorie portrait, people et art islamique.

Les photos furtives représentent mon domaine de prédilection. J’aime saisir ces instants rares porteurs de grandes émotions !

Lorsque je ne suis pas entrain de photographier ou scotchée à mon écran de travail, l’essentiel de mon temps est pris par mes activités humanitaires dans le sud algérien. La vie sur les routes, dans ces régions que j’affectionne particulièrement, sont autant d’occasions d’immortaliser les liens que je tisse avec leurs habitants, de faire découvrir la richesse de leurs histoires, leurs vestiges et leurs traditions. Autant de moments fabuleux qui s’offrent à moi et me permettent de composer avec la palette des couleurs et des lumières de ces espaces infinis.

Ma passion pour le sud et la photographie est si forte, que je ne cesserai de chercher le détail dans mes prises de vue, ce détail qui rehausserait la majesté du Sahara et le raconterait tel que moi je le vois et le ressens, au travers de mon objectif.