Les Adjalates est la tribu nomade composée des Ouleds Sidi Brahim descendants de Sidi Adjel, venus de la Séguia El Hamra, le Rio de Oro.
Son petit fils Sidi Belgacem a pour descendants : Ouled Ben gueloula, Ouleds Sidi Yahia, Ouleds Abdalah, Ouleds Tahar, Ouleds Nacer, Ouleds El Aid, Ouleds Ben Amar, les Derkaoui, les Ladidet .
Nomades par essence, leur territoire est situé au Nord de la wilaya de Laghouat dans la daïra d’El Beida en pleine mer d’Alfa. Leurs Dhaia sont plantées de blé et d’orge et chaque famille est propriétaire de quinze à vingt moutons pour leur subsistance. Les Adjalates sont réputés pour leur générosité, leur Méchoui, leur bon café.

Ils nomadisaient sur leur territoire jusqu’aux années 70, période ou leur sédentarisation s’organisa par le biais d’affectation de terres, ce qui les encouragea au développement d’une agriculture semi intensive. La scolarisation de leurs enfants dans les dairat avoisinantes est autant de motifs qui mirent fin à leur nomadisme.
Certains mawala ont de grands cheptels qui sont destinés à la vente au marché des bestiaux d’Aflou.

La présence d’un cheval barbe dans presque toutes les maisonnées, s’explique par l’activité de la Fantasia pratiquée par cette tribu.
Les femmes sont discrètes, elles s’occupent de l’intérieur de leur habitation souvent très éloignées les unes des autres sur ce vaste territoire et du tissage du tapis de Djebel El Amour.
Elles tissent, préservent et transmettent à leurs filles le travail du tapis de haute laine tissé à points noués connu pour ses couleurs rouge et noir.

Après transformation et traitement de la laine, cette dernière est teintée avec des pigments naturels tels que, les corses du grenadier, le safran, la pierre d’alun et l’indigo. Ces produits sont ensuite vendus au marché à ciel ouvert du tapis à Aflou.
Autrefois, ce tapis servait de lit ou couverture sous la tente. Il demeure une pièce maitresse dans le trousseau de la mariée.
Souad Chatta.