Au cœur de l’Inde.

Au cœur de l’Inde.

 

 

Au cœur de l’Inde.

Munie d’un Sac à dos, un rêve en poche, longtemps mis dans un écrin de peur qu’il ne s’oxyde par les aléas du temps, mon appareil en bandoulière prête à peindre mes rêves aux couleurs de mes émotions, j’entame la route des couleurs, épices et de la soie.

Emprunter ce long chemin, humer ses senteurs, écouter sa musicalité, se confondre à ses couleurs, est la voie vers Soi…

Arrivée à Delhi, fouler le sol indien, entrer par la porte de Birla House actuellement Gandhi Mémorial Museum était ma façon de saluer la mémoire de cet homme qui a su donner à son peuple, toutes religions confondues, unité, vérité et non-violence.

Il était un homme de paix. Sa vie était son message.

« Ma vie est un livre ouvert, je n’ai pas de secrets et je n’encourage aucun ». Disait-il.

Satya, Ahimsa, (vérité, non-violence) deux mots que j’ai emportés, dans mon cœur en quittant cet endroit illuminé, épuré et silencieux.

Au cœur de l’Inde

Au cœur de l’Inde

Il suffit de pénétrer l’état d’Utter Pradesh en direction de la ville d’Agra qui abrite le Taj Mahal un endroit majestueux pour écouter sa musicalité et sentir la grâce de son architecture. Construit entre 1631 et 1648, témoin de l’amour à travers les temps, d’un homme Mogol, l’empereur Shah Jahan à sa femme adorée Mumtaz Mahal.

L’architecture de ce mausolée combine des éléments islamique, iranien, ottoman et indien.

Au cœur de l’Inde

Au cœur de l’Inde

Nous quittâmes cet endroit magique pour se diriger vers le sud où se trouve le mausolée de Jalal Eddin Mohamed Akbar, le troisième empereur mogol, fils de Humâyun et de Hamida Banu Begum. Il est le grand père de Shah Jahan le constructeur de Tag Mahal.

Il entreprit la construction de son mausolée terminé en 1613,

Ce mausolée se situe à Sikandra, banlieue d’Agra, ville traversée par la rivière Yemouna enjambée par deux ponts métalliques destinés aux trains et piétons.

La porte principale de ce mausolée est encadrée de quatre tours en grès rouge incrustées de versets du coran entourés de motifs floraux.

Grès rouge, grès jaune, marbre blanc, marbre noir s’entrelacent telles des notes de musique pour donner à cette endroit la symphonie du silence.

Nous quittâmes tôt la ville d’Agra pour nous diriger vers Jaipur Jai ( victoire), pur ( ville) la capitale de l’état indien de Rājasthān .

Jaipur, une ville peinte toute en rose en prévision de la visite du Prince Albert premier en 1876, cette couleur étant la couleur traditionnelle de bienvenue .Elle a été l’œuvre de Mahârâja Jai Shingh II. Ce dernier a fait appel aux Bengalis en 1727 pour concevoir la cité.

Une ville aux mille couleurs où se croisent différentes religions et peuples vivant en harmonie dans une atmosphère de senteurs d’épices et d’élixir.

Un décor de cinéma à ciel ouvert ou l’on peut monter une scène à chacun de nos pas avec le Jal Mahal  (palais sur eau)  construit au VXIII siècle.

Au cœur de l’Inde

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Le palais des vents construit lui aussi au XVIII siècle, est considéré comme une merveille de l’architecture rajput.

Sur la route du Rājasthān, nous rencontrâmes un cortège dans l’accomplissement d’actes religieux se déplaçant d’un lieu à un autre, solennellement tout en priant, chantant, dansant et accomplissant d’autres actes de dévotion. Nous nous joignîmes à eux, emportées par des ondes positives aux mille couleurs jusqu’à au temple hindou.

Une sacrée expérience que nous ne sommes pas prêtes d’oublier.

Au cœur de l’Inde.

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Nous avons atteint Vârânasî, notre dernière étape, cette ville de l’état de l’Uttar Pradesh située au nord de l’Inde et fondée au XI siècle av J-C.

Vârânasî est considérée comme la capitale spirituelle de l’Inde et attire les pèlerins hindous venant se baigner dans les eaux sacrées de la rivière Gange, s’adonner aux prières et aux rituels funéraires.

Notre première visite est dédiée au Ghât (temple donnant sur la rivière Gange) pour la prière indou du soir.

Au cœur de l’Inde

Au cœur de l’Inde

J’ai vécu des moments précieux dans ce pays riche de par son histoire aux multiples facettes, aux couleurs chaudes de l’orient qui reflètent la richesse d’un peuple pratiquant plusieurs religions vivant en harmonie.

J’ai adoré mes sorties dans les rues de Delhi à la musique des Klaxons des Tuc Tuc valsant avec grâce sans se frôlant me rappelant les valses du XVIII siècle dans les châteaux d’Autriche. .

Au cœur de l’Inde

Au cœur de l’Inde

J’ai adoré passer de palais à palais passant du grandiose Tadj Mahal avec sa blancheur qui inspire paix du cœur de tout indien, au Jal Mahal se reflétant sur le miroir du lac Sagma déclinant toute sa beauté ; au palais des vents soufflant à travers ses 598 fenêtres et chantant la symphonie de l’Himalaya.

J’ai adoré me faufiler d’un temple à un autre reçue par des prêtres portant paix et sérénités sur leurs visages.

J’ai adoré assisté à des prières hindouistes au parfum d’encens chantées sur les Ghats au bord du Gange.

J’ai adoré visiter les quartiers musulmans de Vârânasî ou le savoir-faire du travail de la soie des Moghols est indéniable.

J’ai fait aussi le choix en dernière étape de louer un hôtel pas loin de Gange ou j’ai vécu quelques jour à proximité des pauvres au bord du Gange, assisté à la crémation de morts, une expérience dont je ne suis pas prête d’oublier.

Je sais que je n’ai visité qu’une infime partie de cet immense pays. Le peu que j’ai vécu me donne cette impression que cet éventail de couleurs, de cultures et religions qui se déploient à l’image d’une queue de paon pour décliner toute sa beauté, laisse paraître encore et encore tous ses mystères à découvrir si dieu me donne l’opportunité de le revoir.

Souad Chatta.