
Mon avion en provenance de Doha a atterri à 6h du matin à Mascate capitale de Oman sous une température de 35 degrés. Je rejoins mon lieu d’habitation, car un repos de quelques heures après un vol de 11 heures et une escale, était necessaire. Mon sommeil fut bref car j’étais impatiente de faire le tour de la ville avant que la temperture ne me contrains à rester dans un endroit frais. J’ai donc loué un vehicule afin de pouvoir suivre mon programme en toute liberté.
Sultanat d’Oman est un petit pays de 3 millions d’habitants qui se trouve au sud de la péninsule arabique. Un pays situé au bord du golfe d’Oman et de la mer d’Arabie . C’est une monarchie indépendante à l’économie basée sur le pétrole. Depuis des milliers d’années les routes commerciales en provenance d’Asie, de moyen Orient et d’Afrique façonnent la vie et la culture de son peuple .
A travers la vitre de mon vehicule climatisé, je fis connaissance de cette ville portuaire qui s’étire le long de la côte du golfe d’Oman. Enchâssée entre les montagnes escarpées du Hajar et la mer, elle n’est pas structurée comme une ville dense et continue, mais plutôt comme une série de quartiers ou de pôles urbains distincts, reliés par des axes routiers modernes. Son architecture arabo-islamique sobre et réglementée, est caractérisée par une certaine unité esthétique imposée par la législation : façades blanches ou couleur sable souvent avec peu d’étages ce qui donne une harmonie à la ville. Les fenêtre à arcs, corniches travaillées représentent des éléments traditionnels repris dans un style moderne. Les bâtiments ne sont pas excessivement hauts contrairement à Dubaï et Doha.

Après avoir traversé le centre ville rapidement, je me suis dirigée vers l’Est toute en longeant Wadi El Kebir, -Les cours d’eau ou Wadis coulent sous la ville lui donnant un environnement verdoyant malgré la température souvent très haute- sur le flan d’une chaîne de montagne percée par une autoroute qui nous fit découvrir des merveilles. El Boustane en est une. Construit selon une architecture Omani, un lieu où se rencontrent rois et chefs d’états du moyen orient m’a t’on expliqué sur place. L’endroit s’ouvre sur un hall ou l’odeur du Bkhour de Louban, dattes et thé enchantent les visiteurs.

Mon retour vers la ville fut accompagné d’un coucher du soleil qui descendait lentement à l’horizon, trainant derrière lui une couleur de feu et d’ombres longues. Dans ce pays chaud, l’air semble suspendu, gorgé des senteurs de la terre chauffée. Le ciel s’embrase peu à peu passant du bleu dur de l’après midi à des nuances de cuivre, d’or fondu et de grenat. Les montagnes prennent des teintes violets.

Après une heure, avec l’appel du muezzin de la quatrième prière, mon arret fut Seeb, un Souk traditionnel. Un endroit situé le long de la côte ou se mêlent légumes, fruits, tapis, encens et abayate, un arrêt nécessaire vu la beauté de l’endroit.



Installée pas loin de petites gargotes ou les Omanis viennent diner les pieds dans l’eau, j’ai goûté aux Machakik une sorte de brochettes composées de viandes de bœuf et de chameau accompagnées de salades.
La fin de ma soirée fut couronnée par une invitation au sein d’une famille Omani. Le parfum d’encens ( louban) flotte dans l’air brulé en mon honneur comme un geste d’ouverture et de pureté. Le café est servi dans des tasses sans anse, doucement parfumé à la cardamone accompagné de dattes et de gateaux . L’hospitalité omanie est une tradition ancestrale et une délicatesse presque royale ou l’invité est un hôte de marque, un frère de voyage. Je rejoins mon habitation tard le soir avec l’idée que Oman est entrain de m’offrir un voyage de rêve.
Une fois réveillée je trouve un message de mes amies qui me proposent de visiter la partie Nord de la ville.
Dans leur vehicule, l’odeur du bkhour était activé par un petit appareil et rendait le voyage d’un autre temps. La région au nord de Mascate est construite sur Al Qurm, Al Khuwair, Al Ghubrah, des quartiers résidentiels modernes. Cette morphologie éclatée est le fruit d’un développement relativement récent, après la modernisation amorcée dans les années 1970. Ces quartiers longuent la mer arabique, où montagnes mer se joingnent laissant une bande occupée par un tissu urbain obéit à des normes architecturales arabo-islamique. Nous decidions alors de faire une alte pour une promenade le long de la côte ou gazon est présent côtoyant la bande de sable. La température se maintenait à 40 degrés alors que nous apprécions un coucher du soleil sur la mer.

Nous décidions finalement de se poser pour diner sur les hauteurs de cette région dans un lieu très en vogue.

Nous nous avons pu apprécier non seulement la vue de la ville le soir, mais aussi un dîner dans un restaurant ou le Rousy ( viande fraîche et riz ) un plat typiquement Omani , accompagné d’une boisson appelée Kurkady , préparée à base de fleurs d’Hibiscus séchées.

Nous finîmes notre soirée sur une terrasse ou Muscate illuminée était à nos pieds.
Au lever du soleil, et aprés un petit dejeuner, ma journée fut planifiée autour de la visite d’un symbole emblématique de Muscate: le palais d’Al Alam. Je me dirige vers le vieux Muscate précisément dans un quartier historique afin de visiter ce joyau. Le soufle chaud m’accompagne pour rejoindre le palais . Ce lieu que l’on devine plus qu’on l’imagine , m’attire autant par son architecture que par son histoire. À mesure que je m’approche, les contours bleu cobalt et or se détachent sur un ciel limpide- une vision presque irréelle.

Le Palais Al Alam, dont le nom signifie “Palais de la Bannière”, est l’un des six palais royaux de Sa Majesté le Sultan d’Oman. Situé dans le vieux Mascate, ce palais est un joyau architectural, emblématique du pouvoir et de la tradition omanaise.Il se distingue dans un style contemporain mais profondément ancré dans l’esthétique islamique et omanaise.
Face à ce bâtiment, le musée National d’Oman, tous deux, très proche l’un de l’autre. C’est une zone historique importante qui reflète la richesse patrimoniale et politique du pays.
Le musée est une vitrine prestigieuse de l’histoire, de l’art et de la culture omanaise,. Un musée qui abrite plus de 7 000 objets, allant de la préhistoire à l’époque contemporaine : bijoux, armes, manuscrits, instruments de navigation, et objets du quotidien.


Le bâtiment lui-même est conçu pour refléter l’histoire et la géographie d’Oman : ses cours intérieures évoquent les oasis, les murs en pierre rappellent les forts traditionnels, et les espaces sont baignés de lumière naturelle, à l’image du désert et des montagnes. La fin de la journée fut relax tout en organisant mon voyage vers la ville Nizwa pour le lendemain. Un déplacement important qui suscite chez moi une curiosité mêlée à un autre endroit que j’ai visité, -Ghardaia -se trouvant au cœur de l’Algérie à des milliers de kilomètres de Nizwa!
Le réveil du lendemain fut à 4 h du matin car la ville de Nizwa, est à 140 Kms de Mascate. La raison pour laquelle j’ai pris la route tôt est d’arriver à l’ouverture du marché de bestiaux. Une activité ancestrale qui attire beaucoup de touristes et photographes. Chaque matin, un marché aux chèvres animé se tient dans l’enceinte de la vielle ville, perpétuant les traditions locales .


Située au nord-est d’Oman au pied des montagnes du Hajar, Nizwa est l’une des plus anciennes et des plus importantes villes historiques du pays. Elle est souvent surnommée « la perle de l’Islam » en raison de son rôle central dans la diffusion de l’islam Ibadite et de son importance religieuse, culturelle et politique à travers les siècles.

Nizwa abrite le falaj, un système traditionnel d’irrigation souterrain ou à ciel ouvert, utilisé depuis des millénaires dans la région de Nizwa et dans tout Oman. Son histoire dans cette région est étroitement liée au développement agricole, social et spirituel de l’oasis. Le système des aflaj remonte à plus de 2000 ans, voire davantage selon certaines sources. Il serait d’origine persane ou arabe ancienne, mais dans le contexte d’Oman, il a été développé de manière autonome et adapté aux conditions arides et montagneuses de la région. Les aflaj ont permis la transformation de vastes zones désertiques en oasis fertiles, assurant la subsistance de la population, le commerce des dattes, et l’autonomie de la cité. Des canaux, souvent souterrains, dirigent l’eau vers les palmeraies, les champs et les maisons. Le système repose sur une gestion collective, équitable et codifiée du temps d’arrosage, souvent mesuré à l’aide de cadrans solaires traditionnels (appelés mizwaj).

À Nizwa, le falaj n’est pas qu’un outil agricole : il a longtemps été au cœur de la vie communautaire. Il est géré par une autorité traditionnelle (le wakil al-falaj) et fait l’objet de fatwas et de textes juridiques ibadites, qui régissent son usage.
Plusieurs aflaj dans la région de Nizwa sont toujours en activité, notamment : Falaj Daris : l’un des plus longs et importants d’Oman, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2006. Falaj al-Khatmain et Falaj al-Malki, également reconnus par l’UNESCO.
Ils témoignent d’une maîtrise hydraulique ancestrale et d’une sagesse écologique durable, toujours étudiée et préservée aujourd’hui.
Nizwa est aussi un centre politique et religieux ou entre le VIIe et le IXe siècle, elle devient le cœur du pouvoir de l’imamat d’Oman, un régime théocratique fondé sur la doctrine Ibadite (branche modérée de l’islam distincte du sunnisme et du chiisme). Elle est pendant longtemps été le siège de l’Imam, figure religieuse et politique, ce qui confère à la ville un grand prestige spirituel. Elle reste un centre du pouvoir jusqu’au XIXe siècle, même si la capitale politique s’est ensuite déplacée vers Mascate. Au XVIIe siècle, sous la dynastie des Ya’aruba, Nizwa prospère avec la construction de nombreux monuments, notamment le fort de Nizwa, l’un des plus grands d’Oman, achevé en 1668. Durant la période coloniale portugaise dans la région (notamment sur la côte), Nizwa, située à l’intérieur des terres, reste un bastion de la résistance omanaise et de l’identité islamique.Nizwa est un pillier du patrimoine culturel. Cette ville est célèbre pour son souq traditionnel, son artisanat (bijoux en argent, poignards « khanjar ») et ses mosquées anciennes.

Après avoir erré toute la matinée à Nizwa, cette ville riche d’histoire omanaise, je reprend la route vers la grotte d’Al Hoota, située à 45 kms prés de la ville d’Al Hamra au pied du mont Jebel Chams. Cette grotte s’est formée il y a plus de deux millions d’années à travers un long processus de dissolution du calcaire par l’eau. Elle appartient au système karstique des montagnes Al Hajar. Avec ses stalagmites et ses stalactites, colonnes et bassins souterrains, elle représente un exemple de grotte calcaire dans la péninsule arabique.

La grotte a été aménagée et ouverte au public en 2006, avec la construction d’un centre d’acceuil, d’un musée et même d’un train éléctrique qui nous a transporté jusqu’à l’ouverture de la grotte. Un restaurant était sur place , qui m’a permit de dejeuner et prendre un peu de repos avant d’entamer l’après-midi vers le musée à travers les âges. Un des projets culturels les plus ambitieux d’Oman.
Ce musée situé une demi heure de la grotte se distingue par sa modernité, son ampleur (plus de 300 000 m²), et sa mission : présenter l’histoire d’Oman depuis la préhistoire jusqu’à l’époque contemporaine, en mettant en valeur son patrimoine naturel, archéologique, maritime, religieux et politique.

Le bâtiment lui-même est conçu pour refléter l’histoire et la géographie d’Oman : ses cours intérieures évoquent les oasis, les murs un mélange de pierres et de vitres laissent passer les rayons du soleil et permettent aux espaces de baigner de lumière naturelle, à l’image du désert et des montagnes.

Il présente des premières traces humaines sur le territoire omanais, remontant à plus de 100 000 ans aux lumières les royaumes de Magan, connus des Mésopotamiens, et les échanges commerciaux avec l’Indus et la Perse.

Au fur et à mesure que je pénétre ce gigantesque batiment aux differentes salles je découvre, l’arrivée de l’islam au VIIe siècle, l’adoption du courant ibadite, et la formation des premiers imamat. Certains manuscrits, objets religieux et cartes historiques montrent l’influence religieuse et politique d’Oman.

Sous le règne du Sultan Saïd bin Sultan (XIXe siècle), Oman devient une puissance maritime. Le musée expose des maquettes de navires (comme les boutres), des cartes de navigation et des artefacts venant de la côte est-africaine (notamment Zanzibar).
La dernière salle est dédiée à la Renaissance omanaise, avec des vidéos, photographies et objets retraçant la modernisation du pays : routes, éducation, hôpitaux, etc. Le rôle du sultan Qabous comme architecte de l’Oman moderne y est central. Je reprend la route accompagnée d’un coucher du soleil vers Nizwa pour profiter d’un diner au sein d’une palmerais . Le retour en direction de Muscate fut tard mais j’étais heureuse d’avoir vécu une fabuleuse journée dans cette cette partie d’Oman témoin d’une histoire millénaire.
Une nouvelle journée commence. Placée sous le signe de la découverte, au milieu de l’après-midi, je quitte Muscate en direction de Nakhl. Sur la route, le paysage change peu à peu : les immeubles blancs s’effacent au profit des collines arides, ponctuées de dattiers solitaires. Au loin le fort de Nakhl m’attend, juché sur son promontoire rocheux- sentinelle de pierre au cœur du desert.

L’une des forteresses les plus emblématiques du Sultanat d’Oman. Situé à environ 120 km à l’ouest de Mascate, dans la région d’Al-Batinah, il domine l’entrée du Wadi Ar Raqeem.
Un des plus beaux exemples d’architecture militaire omanaise qui domine une oasis, et murmure encore les récits des sultants et des batailles… Le contraste est saisissant entre la rigueur des pierres et la douceur des palmiers.Son origine remonte à l’époque préislamique, ce qui en fait l’un des plus anciens forts du pays. Il a été construit pour protéger les oasis environnantes et les routes commerciales reliant la côte à l’intérieur du pays, notamment vers l’ancienne capitale Nizwa . Le fort de Nakhal est un témoignage vivant de l’histoire et de la culture omanaises. Les visiteurs peuvent également profiter des vues panoramiques sur les plantations de palmiers-dattiers environnantes et visiter les sources thermales voisines d’Ain A’Thawwarah leurs offrant une immersion dans le passé tout en étant un lieu de vie communautaire actif.

Le jour suivant , par un soleil radieux, j’ai décidé de visiter la grande Mosquée du sultan Qaboos, un joyau architectural et spirituel qui mérite une place de choix dans mon programme. Située dans le quartier de Bawshar, j’ai été saisie par la majesté du lieu. Érigée entre 1994 et 2001, cette mosquée est un symbole de vision du Sultan Qaboos pour un Oman moderne ancré dans ses traditions.

La mosquée est construite en grés indien, avec des murs en marbre blanc et des dômes qui scintillent sous le soleil omani. Cinq minarets élancés, représentent les cinq piliers de l’islam et encadrent l’édifice. L’ensemble s”étend sur 416 000 m2, offrant un cadre paisible et harmonieux.
À l’intérieur, la salle de prière principale est un chef d’œuvre.

Le sol est couvert d’un tapis persan tissé à la main , mesurant 70 mètres sur 60 considéré comme l’un des plus grands du monde.

Ce tapis a nécessité quatre ans de travail par 600 tisserandes irraniennes. Au dessus, un lustre en cristal Swarovski, pesant huit tonnes, illumine la pièce de ses 1112 ampoules. Les murs sont ornés de vitraux colorés de moaïques de calligraphies raffinnées.

Les jardins environnants entretenus, offrent un espace de méditation et de repos. Des bassins d’eau, des parterres fleuris et des allées ombragées invitent à la contemplation. Un moment hors du temps qui enrichi l’esprit et le cœur et je ne me lasserai pas de le remémorer.

Ce matin là, l’air de Mascate portait une douceur inhabituelle, comme une promesse feutrée. Après avoir traversé les larges avenues bordées de palmiers et verdures, j’aperçus l’élégante silhouette du Royal Opéra House, objet de ma visite aujourd’hui.

Un bijou architectural posé au cœur du quartier Al Qurm. Le bâtiment, tout en marbre blanc vêtu, dégageait une noblesse discrète, à la fois imposante et raffinée.
Dés l’entrée l’atmosphère feutrée m’enveloppa. Les boiseries finement sculptées, les lustres en cristal suspendus comme des étoiles figées, les tapis rouges… tout parlait d’art et de respect. Le silence presque sacr, était seulement troublé par les pas des visiteurs sur les dalles de pierre.

La visite commença par le hall principal, où les arches et les plafonds voutés rappelaient l’ésthétique omanaise traditionelle, harmonieusement mariée à une modernité discrète. Le guide évoqua l’inauguration du lieu, en 2011 à l’initiative du Sultan Qaboos, grand amateur de musique classique. L’opéra n’est pas seulement une salle de spectacle: c’est un déclaration d’amour à la culture.
Le clou de la visite fut, la salle de spectacle elle-même; Rideaux pourpres, balcons dorés sièges en cuir doux… Tout respire l’élégance . L’Opérera n’était plus seulement un bâtiment: c’était un organisme vivant, respirant au rythme de la musique.C’est un temple de l’émotion , un écrin pour la beauté.

Après la visite, je me suis attardée sur la terrasse du café opéra. Un café omani y était servi dans de délicates pocelaines, accompagné de dattes moelleuses. Face aux colonnades blanches et aux bourgainvilliers éclatants, je savourais ce moment suspendu, comme une coda après une symphonie majestueuse.
Les jours s’égrenaient très vite et je tenais a visiter la mosquée Bab Al Salam, située à Mascate. avant de quitter ce pays. Sous un soleil implacablement bleu, qui semblait suspendu au dessus des collines ocre lorsque je me suis approchée de la mosquée avec une lenteur presque rituelle, comme si chacun de mes pas vers elle était une prière silencieuse. L’air salin d’Arabie portait avec lui un souffle d’antique sagesse. Une œuvre architecturale contemporaine achevée en 2023 et saluée internationalement pour sa fusion harmonieuse entre tradition islamique, durabilité et esthétique minimaliste. Son design se distingue par ses structures circulaires aux teintes rosées, évoquant la simplicité des mosquées historiques omanaises tout en intégrant des éléments modernes.

Le complexe comprend des salles de prière pour hommes et femmes, des espaces d’ablution et un espace public ouvert, favorisant l’interaction communautaire sans les murs de clôture traditionnels.
Parmi les caractéristiques notables, un lustre composé de plus de 1 600 boules de cristal, suspendu dans la salle de prière principale, évoquant la sensation d’un dôme islamique traditionnel. Un minaret conique orné d’un croissant délicatement gravé, construit à l’aide d’un système de coffrage spécialisé.

Une fenêtre verticale du sol au plafond remplaçant le mihrab traditionnel, orientant les fidèles vers La Mecque tout en laissant entrer la lumière naturelle.
La mosquée Bab Al Salam a été sélectionnée par le magazine TIME comme l’un des 100 meilleurs endroits à visiter en 2024, mettant en avant son design innovant et son intégration harmonieuse dans le paysage naturel.
Le dernier jour de mon voyage, mes amies me suggérèrent de visiter Le fort de Matrah l’un des monuments historiques emblématiques du sultanat d’Oman, situé sur la corniche de Muttrah, un ancien port de pêche aujourd’hui intégré à la ville de Mascate . un endroit disaient t-elles qu’on ne peut dire au revoir a Muscate sans le visiter. Ensemble nous arrivames au souk en fin d’après midi. Nous étions baignées d’une lumière dorée qui glisssait sur les domes des mosquées et les façades blanches par le sel et le temps. La mer toute proche, exalait son haleine tiède mêlée d’embruns.

Dés que nous franchissâmes l’entrée étroite du souk, une odeur dense nous a enveloppées- un mélange d’encens, de bois de santal, de roses séchées et d’épices en vrac. Les voix de marchands résonnaient entre les étals ponctuées de rires et de salutations. Des tissus chatoyants flottaientà l’ntrée des échoppes, capturant la lumière comme des mirages suspendus. L’arche de sortie, le ciel virait au rose pâle. Des lanternnes suspendues qui s’allumaient une à une me fit decouvrir un fort érigé sur la colline surplombant la baie de Muttrah, offrant son fland au souk de Matrah à rester jusqu’à l’étérnité.
Le fort composé de trois tours de guet principales, de murs épais en pierre, aurait été construit à la fin du XVIe siècle par les Portugais, qui occupaient alors plusieurs ports stratégiques d’Oman, dans le cadre de leur domination sur les routes maritimes du golfe Persique et de l’océan Indien. Ce fort servait à protéger le port et les installations commerciales portugaises contre les attaques venant de la mer ou de l’intérieur du pays.

En 1650, les Omanais, sous la conduite de l’imam Sultan bin Saif Al Ya’arubi, ont chassé les Portugais du pays. Le fort, comme beaucoup d’autres constructions portugaises, fut alors intégré au système défensif omanais. Il a été réaménagé et renforcé à plusieurs reprises, notamment durant les XVIIIe et XIXe siècles, pour répondre aux nouvelles menaces (notamment les Ottomans, les Perses ou les rivalités tribales internes).
Ce fut une dernière visite, oui-mais dans le cœur, une promesse: celle d’un retour , un jour peut être, au creux des ruelles parfumées de Oman.